L’intolérance alimentaire, c’est juste une mode !

Dernière mise à jour : 22 oct.

Maman, le cup cake à l'école il était trop bon, comment ça le cup cake à 'école ?

Voilà comment en un instant, la semaine a basculé ...

" Nous pouvons TOUS développer une intolérance à toutes sortes d’aliments "


Il est de plus en plus difficile de prendre au sérieux les intolérances alimentaires avec l'essor des régimes d’éviction qui consistent à ne plus manger une catégorie d'aliments pour ressentir un meilleur confort digestif.


Pourtant, les "intolérances" alimentaires existent, et même si ces réactions non immunologiques sont différentes des allergies, leurs symptômes sont souvent désagréables voir handicapants au quotidien.


Pour rappel, une intolérance alimentaire désigne des symptômes qui résultent de la difficulté à digérer un aliment. Il peut s'agir d’une réponse anormale de l’organisme à l’aliment consommé en quantité normalement tolérée par les sujets sains. A la différence, une allergie alimentaire, implique le système immunitaire.


Aujourd'hui on parle d'ailleurs d'allergies immédiates ou retardées et plus d'intolérance vs allergie


Certaines intolérances alimentaires sont toutefois assez connues.


Si les plus connues sont les intolérances au lactose car l’organisme ne produit pas suffisamment de lactase, une enzyme qui permet de digérer le lait de vache. Ainsi, si vous buvez du lait ou mangez des aliments qui en contiennent, vous ressentirez des crampes d’estomac, des nausées, des ballonnements, des gaz, des diarrhées.


L'autre intolérance très connue qu'on appelle d'ailleurs à tort "intolérance au gluten", car il s’agit en réalité d’une maladie cœliaque dans laquelle le système immunitaire intervient. Elle provoque une inflammation intestinale : diarrhée, douleurs abdominales, anémie ou ostéoporose. La personne a une hypersensibilité au gluten appelée gliadine, que l’on retrouve dans le blé, l’orge, le seigle ou l’avoine.


L'intolérance aux sulfites est de plus en plus remarquée et reconnue et d'ailleurs on retrouve la mention "sans sulfites" plus souvent qu'auparavant. On en trouve dans la charcuterie, le vin, les fruits secs… Les sulfites sont des composés chimiques présents naturellement dans les aliments fermentés, lesquels sont parfois ajoutés artificiellement pour conserver les aliments. L'intolérance aux sulfites ne sollicite pas le système immunitaire, elle est donc classée comme une intolérance.


Il existe aussi l’intolérance à l’histamine qui possède des symptômes semblables à une allergie : nez qui coule, gorge irritée, démangeaisons. Normalement, l’histamine est dégradée par l’organisme. Cependant, lorsque notre intestin n'a pas assez de diamine oxydase, l’enzyme responsable de sa dégradation, elle est alors trop présente. Chocolat, tomates, yaourts, charcuterie, épinards… ont de l'histamine.


Les autres intolérance alimentaires


Nous pouvons TOUS développer une intolérance à toutes sortes d’aliments, qui peut provoquer des réactions et nécessiter une éviction, puis une "éventuelle" réintégration progressive.

Il s’agit notamment des légumes ou tous types d'aliments.

Voilà comment aujourd'hui, on se retrouve avec deux enfants et une quinzaine d'évictions, des réintroduction ratées, d'autres réussies et des yeux écarquillés dès que je commence l'énumération. Les symptômes sont variés d'un enfant à un autre : maux de ventre, de tête, eczéma, nez qui coule, sommeil agité, bouton de fièvre.

Alors encore une fois, même si les intolérances sont sans gravité, les conséquences demeurent et mieux vaut suivre scrupuleusement les recommandations. Cela permet d'éviter ces désagréments et que les troubles s’aggravent.


Un phénomène en pleine croissance


Si l’industrialisation de notre alimentation semble être l’un des principaux responsables avec la présence d'arômes industriels, le rajout de nombreuses épices, ou encore les nouvelles technologies utilisées par les industriels de l’agro-alimentaire (additifs dans les préparations). L’hérédité, semble également incontestable. Je vois également en consultation de plus en plus de famille dont la diversification alimentaire a été précoce et effectuée trop rapidement. Le système immunitaire serait encore trop immature pour tolérer une nourriture trop variée trop rapidement. Enfin, les polluants environnementaux : aluminium, plomb, mercure…


Bref, les causes sont nombreuses et les conséquences sont bien présentes.